Tu veux te lancer dans les fleurs en papier, mais tu ne sais pas par où commencer ? Entre le matériel, la colle, les gabarits et les bons gestes… on peut vite partir dans tous les sens. Alors ici, je te partage mes conseils les plus utiles pour réussir tes premières fleurs sans galérer. Ça fait plus de 30 ans que je crée des fleurs en papier : j’essaie, je rate, je recommence… et surtout, j’ai accumulé une tonne de petites astuces qui font une énorme différence.

Que tu débutes complètement, que tu aies déjà fait quelques essais ou que tu sois déjà bien avancée, tu vas trouver de quoi t’organiser, affiner tes gestes, choisir tes matériaux, progresser plus vite… et créer des fleurs dont tu seras vraiment fière.

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Bien démarrer : préparation et organisation

1. Le choix des outils

On a tous envie de foncer tête baissée avec la première paire de ciseaux venue, mais dans les fleurs en papier, les outils font (vraiment) la différence. Un bon outil coupe net, tient bien en main, et surtout te donne envie de continuer plutôt que de négocier avec ton matériel comme si tu essayais d’ouvrir un pot de confiture récalcitrant. Teste plusieurs options, prends le temps de sentir ce qui te convient, et garde en tête que l’outil “parfait” est celui qui te facilite la vie et te fait gagner en précision.

2. Préparer le matériel à l’avance

Avant de commencer, il faut avoir tout sous la main, c’est un vrai gain de temps, et ça évite de casser ton élan créatif toutes les deux minutes parce que “zut, il me manque le fil”, “ah non, la colle”, “où sont passés mes ciseaux?”. Découpe tes papiers en amont, prépare tes morceaux, aligne tes indispensables. Résultat : tu restes dans le flow, et tes fleurs te remercient.

3. Bien organiser sa table de travail

Une table de travail, c’est ton atelier miniature. Si c’est le bazar, ton cerveau passe plus de temps à chercher qu’à créer, et ça finit souvent par une phrase du type : “Mais je l’avais là, il y a dix secondes !”. L’idée c’est d’avoir une organisation simple : une zone “découpe”, une zone “collage”, une zone “assemblage”, et une petite place pour poser ce qui sèche. Moins de chaos, plus de plaisir.

formation fabrication de fleurs en papier

4. Protéger la zone de travail avec un tapis de découpe et un papier brouillon

Ton plan de travail n’a rien demandé, lui. Alors avant de sortir l’artillerie, pense à le protéger : un tapis de découpe pour la précision, un papier brouillon pour la colle, la peinture, et toutes les micro-bavures qu’on ne voit pas venir.

5. Étiqueter et conserver ses gabarits dans une pochette dédiée

Les gabarits, c’est un peu comme des recettes précieuses : si tu les perds, tu vas devoir tout réinventer… et ça peut être long (et très moyennement amusant). Mets-les dans une pochette, classe-les, et surtout, note ce que c’est. Parce que “forme bizarre n°4” ne t’aidera pas beaucoup dans trois mois. Bien rangés, ils deviennent tes meilleurs alliés pour reproduire une fleur réussie sans repartir de zéro.

6. Ranger et classer tes papiers par couleurs

Quand tes papiers sont triés, tu gagnes du temps, tu gagnes en inspiration, et tu évites les mariages de couleurs un peu… surprenants. Classer par teintes t’aide à visualiser tout de suite des harmonies cohérentes pour tes bouquets. Et surtout, ça rend le moment du choix beaucoup plus agréable : au lieu de fouiller dans une pile, tu composes vraiment ta palette, comme une peintre, mais en version papier.

7. Attention au soleil qui décolore le papier : stocke-le au sec et à l’abri de la lumière

Le papier, c’est sensible. La lumière directe, surtout le soleil, peut transformer tes belles couleurs en version “vintage malgré toi”. Pour garder des teintes vibrantes, stocke tes papiers dans un endroit sec, fermé, et à l’abri de la lumière. C’est un petit geste, mais il change tout sur la durée. Et puis, honnêtement : jeter des feuilles parce qu’elles ont pâli, c’est comme retrouver un bouquet fané avant même de l’avoir offert. Ça pique.

Les gestes techniques qui changent tout

8. Prendre le temps

Oui, je sais, on a envie de voir la fleur finir vite, allez hop, en 30 secondes! Mais la fleur en papier de soie, c’est plutôt une cuisson lente. Le papier est délicat, la colle a son rythme, et chaque étape a besoin de respirer pour tenir dans le temps. Si tu vas trop vite, tu peux avoir une fleur magnifique… pendant 3 minutes, puis tout se décolle au moment de l’assemblage, et là c’est le drame (vécu, validé, et recommencé depuis le début). Donc : patience, séchage, et plaisir du geste. C’est là que la magie se fait.

9. Ne pas trop charger en colle

Le papier de soie boit la colle comme s’il sortait du désert. Et si tu en mets trop, il se gorge, se fragilise, se déchire, et toi tu te retrouves surtout avec les doigts collés à tout… sauf à la fleur. Une petite quantité bien placée suffit largement. Le but, c’est d’assembler, pas de vernir la pièce pour l’éternité. Et si tu hésites, dis-toi que la colle doit être une aide discrète, pas le personnage principal.

Confection d'une pivoine bleu en papier de soie

10. Privilégier plusieurs fines couches plutôt qu’une grosse

Une grosse couche, c’est tentant parce qu’on se dit “au moins ça tiendra”. En réalité, ça fait l’effet inverse : ça gondole, ça traverse, et ça ramollit le papier. Plusieurs couches fines, c’est plus propre, plus solide, et tu gardes la légèreté du papier (et donc le rendu réaliste). Et oui, parfois il faut en remettre. Mais c’est ok: mieux vaut plusieurs passages légers qu’un seul gros pâté.

11. Faire un test de colle sur une chute

Avant de coller ta plus belle pièce découpée, fais un mini test sur une chute. Ça te permet de vérifier deux choses essentielles : la transparence (certaines colles sèchent et laissent une marque brillante) et la tenue (selon le papier, ça peut glisser, faire des bulles, ou au contraire accrocher trop vite). C’est un petit détour de 30 secondes qui t’évite un grand moment de solitude de 30 minutes.

12. Former de belles courbes sans marquer le papier

Pour donner vie aux pétales et au feuillage, il faut de la courbe, du mouvement, du “comme dans la nature”. Et pour ça, pas besoin d’outil sophistiqué : un crayon, un stylet, ou même ton doigt, et un peu de chaleur par frottement. L’idée est de chauffer légèrement le papier et de le “dresser” en douceur, sans l’écraser. Tu obtiens des courbes propres, sans plis parasites, et un rendu tout de suite plus vivant. C’est simple, mais ça change tout.

13. Bien marquer les plis en origami

En origami, un pli approximatif, c’est comme une fondation bancale : tu peux essayer de construire dessus, mais tôt ou tard ça te rattrape. Des plis bien marqués assurent la précision des modules, la régularité des formes, et surtout la bonne tenue des corolles au montage. Prends le temps de bien appuyer, de repasser tes plis, et tu verras : tout s’emboîte mieux, tout “tombe juste”, et tu passes moins de temps à rattraper des petits décalages.

Pliage de papier de soie

14. Comprendre la structure des fleurs

Plus tu comprends comment une vraie fleur est construite, plus tes fleurs en papier auront l’air… vraies (logique, mais efficace). Observer la place des pétales, le cœur, la façon dont ça s’ouvre, dont ça se superpose, c’est une boussole précieuse quand tu crées. Ma formation en botanique m’a beaucoup aidée pour ça : quand on sait comment la nature s’y prend, on peut l’imiter sans “inventer au hasard”. Et puis, honnêtement, regarder une fleur de près, c’est aussi une excellente excuse pour prendre une pause poétique.

15. Faire les étapes à la chaîne quand tu as beaucoup de fleurs

Quand tu as une grosse série à produire, la méthode “une fleur de A à Z, puis une autre” peut devenir interminable. Faire les étapes à la chaîne (tout découper, puis tout teinter, puis tout courber, puis tout assembler) te fait gagner du temps, te met dans un rythme, et te donne une cohérence de rendu. C’est presque méditatif… jusqu’à ce que tu réalises que tu as courbé 50 feuilles et que tu n’as pas bougé depuis une heure. Donc : rythme, oui. Étirements, aussi.

16. Nettoyer ses outils après l’activité

C’est le conseil “adulte responsable” que personne n’a envie d’entendre, mais qui sauve des vies (et des ciseaux). La colle qui sèche, les résidus qui s’accumulent, les outils qui collent ou qui coupent moins bien, ça finit par te faire perdre du temps la prochaine fois. Un petit nettoyage à la fin, et tu repars sur une base saine. Et bonus : tu évites le moment où tu retrouves ton outil préféré complètement figé, façon sculpture contemporaine.

La qualité du rendu : papiers, couleur, réalisme

17. Utiliser des papiers de qualité pour un rendu de qualité

Je vais être très honnête : dans les fleurs en papier, le papier n’est pas un détail. C’est la matière première, celle qui va décider si ta fleur fait “wahou” ou “activité du mercredi sous la pluie” (tu vois l’idée). Un beau papier se travaille mieux, se tient mieux, se colore mieux, et donne tout de suite un rendu plus vivant. Et oui, je sais : il y a la grande vague écoresponsable, et certaines créatrices adorent les papiers recyclés. De mon côté, je préfère miser sur des maisons traditionnelles et artisanales, parce que je sais ce que j’achète, je sais comment ça réagit, et surtout je sais que ça m’emmène vers des fleurs de grande qualité.

18. Faire des essais avec des chutes ou du brouillon avant d’utiliser ses beaux papiers

Avant d’attaquer la feuille que tu gardais presque sous surveillance (avec caméra et tout), fais un test. La teinte va-t-elle s’étaler ou faire des auréoles ? La colle va-t-elle traverser ? Le papier va-t-il se froisser à la moindre respiration ? Tester sur une chute, c’est comme goûter une sauce avant de la servir : ça évite de sourire poliment devant une catastrophe. Et ça te donne aussi confiance, parce qu’une fois que tu as validé “ok, ça marche”, tu peux y aller sans serrer les dents.

création d'étamines en papier de soie

19. Conserver ses chutes pour d’autres utilisations.

Les chutes, ce n’est pas “des déchets”, c’est une réserve de mini-trésors. Tu peux t’en servir pour refaire des tests de teinte, de colle, de pliage, ou pour épaissir des tiges sans gaspiller ton papier principal. Et puis, soyons créatives : mosaïques, petites décorations, activités avec des enfants, prototypes… Les chutes sont parfaites pour expérimenter sans pression. En gros : ne les jette pas, elles te resserviront le jour où tu auras une idée géniale… ou une grosse flemme d’aller ressortir un nouveau papier. Si tu veux aller plus loin, je t’explique tout en détail dans mon article dédié : à lire ici.

20. Teinter les pétales et feuillages pour plus de réalisme

Si tu veux un rendu “vraie fleur”, la couleur uniforme façon aplats parfaits n’est pas ton amie. Dans la nature, une pétale a souvent des nuances, des dégradés, des zones plus foncées vers le cœur, plus claires sur les bords. Teinter au crayon, à l’aquarelle ou au feutre (selon le papier) donne tout de suite de la profondeur et de la vie. Et même si tu ne te sens pas “artiste”, rassure-toi : il suffit de commencer léger, de renforcer petit à petit, et de se rappeler qu’une fleur trop “plate” est souvent plus suspecte qu’une fleur un peu nuancée.

21. Donner des formes aux tiges pour plus de réalisme

Une tige droite comme un piquet, c’est pratique… mais ce n’est pas franchement naturel. Dans un vrai bouquet, les tiges ont des courbes, des orientations, une petite personnalité. Travailler la forme de tes tiges, c’est ce qui va transformer un assemblage de fleurs en “bouquet vivant”. Et bonus : ça permet aussi d’équilibrer visuellement ta composition, de guider le regard, et d’éviter l’effet “bouquet en rang d’oignons”.

22. L’importance du feuillage dans un bouquet de fleurs en papier

Sans feuilles, un bouquet peut vite paraître “nu”, ou un peu trop graphique. Avec du feuillage, tu ajoutes du volume, de la structure, du contraste, et tu crées des transitions entre les fleurs. C’est aussi ce qui rend l’ensemble plus crédible, parce que dans la nature, les fleurs ne flottent pas dans le vide (même si, parfois, on aimerait bien). Donc oui : chouchoute tes feuilles, elles font une énorme partie du réalisme.

23. Utiliser la roue chromatique pour associer les couleurs

La roue chromatique, c’est un peu la meilleure copine qui t’empêche de faire des choix que tu regretteras plus tard. Elle t’aide à comprendre ce qui fonctionne ensemble, que tu sois plutôt “harmonie douce” (couleurs proches) ou “contraste qui claque” (couleurs opposées). Personnellement, j’adore jouer avec les contrastes, parce que ça donne du pep’s et ça fait ressortir les volumes. Et quand tu sais pourquoi une association marche, tu n’es plus au hasard : tu composes. Si tu veux aller plus loin, je t’explique tout en détail dans mon article dédié : à lire ici.

24. Prévoir une palette de couleurs cohérente avant de commencer (3 à 5 teintes)

Avant de découper comme une furie, prends 2 minutes pour choisir ta palette. Vraiment. Se limiter à 3 à 5 teintes, ça permet d’obtenir un bouquet cohérent, élégant, et plus “pro”. Ça t’évite aussi le syndrome du “j’ajoute juste une couleur… puis une autre… puis une autre… et oh non”. Une palette préparée, c’est moins d’hésitations, moins d’accidents chromatiques, et plus de plaisir à créer, parce que tu sais où tu vas.

Inspiration et progression

25. S’inspirer de la nature.

La nature, c’est le meilleur prof… et en plus, il ne te facture pas de masterclass. Observer une vraie fleur (sa forme, ses irrégularités, ses petites “bizarreries” qui la rendent unique) te donne une banque d’idées infinie. Regarde comment les pétales se superposent, comment une tige n’est jamais parfaitement droite, comment le cœur se densifie. Plus tu prends l’habitude d’observer, plus tu reproduis sans “inventer au hasard”, et tes fleurs en papier gagnent instantanément en crédibilité. 

26. S’inspirer d’autres techniques.

Parfois, la solution à un problème ne vient pas du monde des fleurs, mais d’ailleurs. Une technique d’origami peut t’aider à créer un volume, un geste de modelage peut t’apprendre à donner une courbe, une astuce de peinture peut t’ouvrir une porte sur les nuances. Croiser les univers, c’est comme ajouter un ingrédient inattendu dans une recette : au début tu doutes… puis tu fais “ah oui, OK, c’était ça”.

Petit récit : c’est en regardant le travail des autres créatrices qui travaillent des matières complètement différentes des miennes que certaines idées me sont venues et que j’ai pu résoudre certains problèmes de création. Et c’est encore le cas aujourd’hui.

27. Stimuler sa créativité en s’inspirant des autres.

Regarder le travail d’autres créateurs, ce n’est pas copier. C’est nourrir ton œil. Ça t’aide à repérer des harmonies de couleurs, des finitions, des choix de papier, des styles de bouquets. Et surtout, ça te remet en mouvement quand tu sens que tu tournes en rond. Je le fais souvent : une dose d’inspiration, et hop, mon cerveau se remet à faire des connexions comme un feu d’artifice (calme, mais efficace).

28. Commencer par des fleurs simples, puis augmenter progressivement la complexité.

Si tu attaques direct “la fleur impossible niveau boss final”, tu risques de te décourager (et de remettre tout ça “pour plus tard”, c’est-à-dire jamais). Commence par des modèles simples pour maîtriser les bases : découpe, pliage, courbure, collage, assemblage. Puis, une fois que tes gestes sont plus sûrs, tu ajoutes un détail, puis un autre, puis une difficulté de plus. C’est comme une escalier : tu montes marche par marche, pas en essayant de sauter direct au dernier étage.

29. Photographier tes étapes au fur et à mesure

Prendre des photos pendant la création, c’est ta meilleure assurance anti “mais comment j’ai fait déjà ?”. Ça te permet de reproduire facilement une fleur réussie, d’identifier l’étape où tu as eu une bonne idée, et même de comprendre pourquoi une autre a moins bien fonctionné. Et bonus non négligeable : ça te donne aussi du contenu pour montrer ton process. Si tu veux aller plus loin, je t’explique tout en détail dans mon article dédié : à lire ici.  

30. Noter tes nouvelles techniques dans un carnet

L’inspiration, c’est comme une luciole : si tu ne l’attrapes pas vite, elle s’enfuit. Noter tes trouvailles, tes mélanges de couleurs, tes temps de séchage, tes astuces de pliage, c’est te construire une vraie “boîte à outils” personnelle. Tu gagnes du temps, tu gagnes en régularité, et surtout tu évites de réinventer la roue à chaque projet.

Petit récit : Je ne prenais pas l’habitude de noter comment j’ai créé mes premières fleurs et quand j’ai voulu en refaire, pchit !!! tout a été oublié. C’est frustrant et j’ai du faire à nouveaux des essais et retrouver mes techniques. Aujourd’hui je note tout pour ne pas refaire la même erreur.

Mindset : persévérance, plaisir, collectif

31. Essayer encore et encore (oui, même quand ça part de travers)

Les fleurs en papier, c’est comme l’origami, comme la vie : la première tentative est rarement une “succes-story”. Et c’est normal. Chaque essai te donne une info précieuse : un geste plus sûr, un pli plus net, une meilleure pression de colle, une idée de montage plus logique. À force de recommencer, ton corps apprend tout seul. Et un jour, tu te surprends à faire une corolle de pétales parfaite sans même y penser, comme si tes doigts avaient signé un contrat avec ton cerveau.

32. Accepter les échecs (sans les prendre personnellement)

Un échec n’est pas un jugement sur ta valeur, c’est juste un “prototype” qui a décidé de te faire une démonstration… spectaculaire. Certaines fleurs sont des boss de fin de niveau : tu peux y retourner dix fois, elles te remettent au sol, et pourtant tu avances. L’idée, ce n’est pas de gagner à tous les coups, c’est de rester en mouvement.

Petit récit : je sais que certaines fleurs, par leur complexité, ne seront pas réalisables pour moi(enfin pour le moment, je n’ai pas dis mon dernier mot!). J’ai eu beau essayer encore et encore, je n’y parviens toujours pas… et ce n’est pas grave. Je l’accepte. Et puis un jour peut-être ce sera la bonne!

33. Prendre des leçons de ses échecs (et les transformer en raccourcis)

L’échec devient vraiment utile quand tu te demandes : “OK, qu’est-ce qui a coincé, précisément ?” Est-ce la colle ? Le papier trop fin ? Le mauvais pliage ? Le temps de séchage zappé ? En identifiant la vraie cause, tu gagnes une clé pour la prochaine fois. Et c’est là que tu progresses vite, parce que tu ne répètes pas les mêmes erreurs en boucle. Enfin… moins souvent, disons.

34. Accepter l’imperfection (parce que la nature n’a jamais eu de règle)

Une vraie fleur n’est pas symétrique au millimètre. Elle a un pétale un peu plus grand, un autre un peu froissé, une courbe imprévue… et c’est exactement ce qui la rend vivante. Donc si ta fleur en papier n’est pas “parfaite”, c’est peut-être simplement qu’elle est plus réaliste. L’imperfection, ce n’est pas un défaut. C’est une signature. Demandez à mes participantes lors des “ateliers de Pliparci”, je ne cesse de le dire, ici on crée de l’imperfection et c’est ok ! Si tu veux aller plus loin, je t’explique tout en détail dans mon article dédié : à lire ici.

35. Accepter les critiques (et en faire un GPS, pas un marteau)

Demander un avis, c’est courageux, parce que ça pique parfois. Mais quand c’est fait avec les bonnes personnes, la critique devient une boussole. Elle t’aide à voir ce que tu ne vois plus à force d’être “dans” la création. Moi, j’aime demander à mon entourage : ça m’aide à ajuster, à progresser, et parfois à entendre un “c’est canon” dont j’avais besoin pour recharger les batteries.

36. Fixer un temps limite par fleur (pour rester dans le plaisir)

Mettre un temps limite, c’est garder la création agréable et éviter de te perdre dans des micro-détails que personne ne verra, à part toi et ta petite voix intérieure très exigeante. Fixe-toi une durée réaliste, fais au mieux dans ce cadre, et accepte que parfois… le “très bien” vaut mieux que le “parfait mais épuisée”.

37. Faire des pauses (oui, c’est une étape du processus)

Faire des fleurs à répétition peut devenir fastidieux, surtout quand tu as de grosses commandes. La pause, ce n’est pas un caprice : c’est une stratégie. Elle te permet de revenir avec des gestes plus précis, un esprit plus clair, et moins d’envie de coller accidentellement ton doigt à ton front.

Petit récit : quand j’ai de grosses commandes, j’organise mon travail pour que ça reste réalisable et surtout agréable. Je m’écoute, je fais des pauses, et je reprends ensuite avec plus d’énergie.

observer les fleurs

38. Travailler dans le calme (pour entrer dans “la bulle”)

Créer des fleurs en papier depuis plus de 30 ans, c’est devenu pour moi une vraie méditation. Quand c’est calme, les gestes deviennent plus fluides, tu es plus attentive aux détails, et tu prends réellement plaisir à chaque étape. L’origami, notamment, demande ce relâchement : si l’esprit s’agite, les plis deviennent nerveux. Et un pli nerveux, ça se voit (un peu comme une frange coupée un soir de doute).

39. Travailler dans un bon environnement (ton cocon créatif).

La lumière, l’espace, des couleurs qui t’inspirent, une musique douce… ce n’est pas “du luxe”, c’est de l’aide. Un bon environnement te met dans un état propice à créer, te donne envie de t’installer, et te permet de rester dedans plus longtemps sans te fatiguer. Crée ta bulle : c’est ton atelier, ton refuge, ton petit monde où les pétales se construisent sans pression. Si tu veux aller plus loin, je t’explique tout en détail dans mon article dédié : à lire ici.

40. Travailler à plusieurs (parce qu’à plusieurs, on respire mieux)

En atelier, je le vois tout le temps : travailler ensemble change tout. On s’entraide, on échange des astuces, on se motive, on rigole, et on dédramatise. Quand quelqu’un bloque, une autre personne trouve la solution en deux secondes, comme par magie (ou comme par expérience, surtout). Et au final, tout le monde y arrive, mais avec plus de joie, plus de légèreté, et beaucoup moins de “bon… je vais tout recommencer”.

Bref, si tu retiens une chose : pour réussir tes fleurs en papier, tu n’as pas besoin d’avoir “le matériel parfait” ou d’aller vite. Tu as surtout besoin de bons gestes, d’un peu d’organisation… et d’y aller étape par étape.

Si tu as envie de passer à la pratique sans te sentir perdue, j’ai préparé une surprise toute douce :

le challenge “Bouquet de coquelicot”Crée ton premier bouquet de coquelicot en 7 jours et à ton rythme.

Chaque jour, tu avances un petit pas, avec une structure claire, et à la fin tu as un vrai bouquet (fierté incluse). On démarre le challenge le 22 juin ensemble pour le réaliser mais tu peux le démarrer quand tu veux (quand tu peux) à partir de cette date.

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En attendant le lancement du challenge, tu peux aussi t’abonner à ma newsletter hebdomadaire pour recevoir d’autres conseils, des idées de modèles, et des coulisses d’atelier.

Les réponses aux questions les plus fréquentes pour bien débuter

Commence simple : fais des essais avec les papiers que tu as déjà à la maison, histoire de te faire la main sans sacrifier une feuille “trop belle pour être ratée”. Quand tu te sens plus à l’aise avec ta façon de créer, passe à des papiers de meilleure qualité : le rendu sera clairement au rendez-vous (et tu verras, ça change tout). Et si tu veux te faire plaisir, tu peux aussi trouver des lots de papier sur ma boutique.

Utilise plutôt une colle liquide transparente : le papier de soie est tellement fin qu’avec une colle plus épaisse, tu risques de le déchirer plus vite qu’un ticket de caisse au fond du sac.

Si ton papier gondole ou se déchire, c’est souvent que tu as eu la main un peu trop généreuse sur la colle (on est passé du “collage” au “spa tout inclus”). Pour éviter ça, utilise un pinceau fin : tu déposes juste ce qu’il faut de colle liquide, tu la répartis proprement, et ton papier arrête de faire sa crise de nerfs.

Ça dépend de la fleur que tu veux réaliser, de ta préparation (et de si tes ciseaux ont décidé de se cacher au dernier moment), et du temps que tu as envie d’y consacrer. Mon conseil : ne te mets pas la pression. Créer des fleurs en papier doit rester un moment de détente et de bien-être. Par exemple, tu peux réaliser un coquelicot (sans son feuillage) en environ une heure, surtout si tu as bien préparé ton matériel en amont.

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